Le temps de la linotype et du typographe penché sur sa casse peinant à composer les lignes de texte à l’aide de caractères d’une même fonte est désormais révolu. Le monde de l’imprimerie et des industries graphiques a été profondément bouleversé par l’arrivée des nouvelles technologies de l’information et du numérique, marquant une rupture dans l’ère de Gutenberg. Les mutations du secteur entamées dans la seconde moitié du XXe siècle ont engendré de nouveaux processus de production, l’apparition de nouvelles machines, de logiciels dédiés et de nouveaux métiers de l’impression.

Les méthodes d’impression actuelles

Pour des raisons d’efficacité, de rapidité, mais également dans un souci de respect de l’environnement, la composition chaude (fonte de caractères) a définitivement laissé place à la photocomposition et l’informatique, la typographie a été remplacée par l’offset, le plomb par la photo numérique. Il existe de nos jours deux méthodes différentes d’impression permettant la production de supports papier, tels que livres, journaux, catalogues, brochures ou même cartes de visite :

  • L’offset : héritière de la lithographie, il s’agit d’un procédé haute définition et d’une grande précision basée sur la répulsion de deux produits antagoniques, l’eau et l’encre, l’impression ne se faisant pas directement sur le papier mais via un cylindre couvert d’une feuille de caoutchouc. Recommandé pour des tirages importants, l’offset s’adapte à une large variété de produits et nécessite expertise et savoir-faire.
  • L’impression numérique : il s’agit d’une technique de reproduction en quadrichromie utilisant les données informatiques en flux continu directement de l’ordinateur vers la machine imprimante, l’impression s’effectuant directement sur le support. Elle est compatible avec d’une multitude de produits et matières. Recommandée pour des tirages inférieurs à 500 exemplaires, l’impression numérique se caractérise par sa rapidité et sa souplesse.

Quel que soit le mode d’impression, compétences spécifiques, maîtrise et technicité sont nécessaires à la production de supports de qualité.

Les différents métiers de l’impression

Si les mutations induites par l’arrivée de l’informatique et des nouvelles technologies ont profondément transformé le profil de l’imprimeur, de nombreux métiers ont su évoluer ou sont apparus pour permettre la réalisation et la finalisation de supports imprimés : typographe, opérateur prépresse, chef ou technicien de fabrication, conducteur de système d’impression offset ou numérique, sérigraphe, flexographe, façonnier, etc. Un des secteurs particulièrement impactés par l’essor des nouvelles technologies est celui du textile. L’arrivée d’imprimantes haute définition à jet d’encre dotées d’interfaces intuitives et riches en fonctionnalités a grandement facilité la production de vêtements personnalisables, tels que les t-shirts par exemple. L’impression numérique textile comporte de nombreux avantages : excellente qualité d’impression, haute précision des couleurs et des dessins, rapidité, variété des motifs réalisables sur une large gamme de tissus, réduction des coûts, etc.

Le métier d’imprimeur ne se résume plus à la simple production de supports imprimés pour le client mais implique la maîtrise de solutions graphiques et des machines qui permettent de les mettre œuvre.

Le monde de l’imprimerie continue d’opérer sa mue et doit faire face à de nouveaux défis tels que l’impression à la demande, les évolutions de l’impression numérique textile ou encore l’impression en 3D, sans omettre la protection de l’environnement avec des processus de production moins polluants et la réduction du gaspillage en matières premières.