Avez-vous toujours rêvé de pratiquer un métier qui a du sens ? D’aider des entreprises en difficulté ou d’accélérer leur croissance ? C’est le métier pratiqué par les investisseurs professionnels. Ils interviennent dans le capital des sociétés par l’intermédiaire d’une participation à l’actionnariat, ou bien encore par le biais de l’émission d’un emprunt. Les modalités d’investissements sont très diverses et il est nécessaire d’avoir une bonne appréhension de l’ensemble d’un écosystème professionnel pour pouvoir y investir en toute sérénité.

Les investisseurs professionnels face au risque

Nous mentionnons ici les investisseurs classiques, c’est-à-dire que nous évacuons la question de la finance à court terme. Les investisseurs dont nous parlons sont ceux qui visent le long terme et le développement d’une entreprise sur laquelle ils ont misé.

L’objectif dans ce cas est de trouver un projet entrepreneurial crédible à long terme. Pour s’assurer de cette crédibilité, il faut pouvoir mettre en place plusieurs points de contrôle :

  • S’assurer de la conformité des points de vue et des décisions stratégiques du board administratif selon ce qu’envisage l’investisseur,
  • S’assurer de la solidité financière de la société,
  • S’assurer de la stabilité du secteur,
  • S’assurer, autant que possible, d’un risque réduit de nouveaux intrants sur le marché (que ce soit ou niveau du produit ou service, ou bien de la concurrence étrangère par exemple).

Avec des informations suffisantes sur l’ensemble de ces points, il est possible de minimiser la prise de risque par l’investisseur. L’autre point fondamental de la régulation du risque reste, bien entendu, la diversification du portefeuille.

Le métier d’investisseur professionnel repose donc en grande partie sur l’acquisition d’informations et l’analyse de cette dernière. Heureusement, plusieurs innovations issues des nouvelles technologies dans les deux dernières décennies ont permis de simplifier le travail de l’investisseur.

Un soulagement apporté par la technologie

Grâce au développement très rapide des portails technologiques et grâce à la vitesse de partage de l’information sur internet, certains aspects du métier furent simplifiés. Du moins, c’était l’impression que beaucoup partagèrent au début. Cependant, le volume d’informations disponibles rendait souvent les vérifications hasardeuses.

Certains éléments (notamment les éléments comptables et juridiques) sont assez faciles à vérifier car les réglementations sont strictes sur le sujet. Il est cependant beaucoup plus difficile d’analyser les paramètres du facteur humain (réputation du dirigeant, niveau d’expérience de l’équipe dans le secteur professionnel visé, etc…).

Pour ces raisons, une nomenclature de plus en plus standardisée s’est répandue, notamment sur les plateformes dont l’objectif est la mise en relation des investisseurs et des porteurs de projet. Il est désormais plus facile de comparer plusieurs projets sur une base uniformisée pour les investisseurs. Cet appui n’est pas négligeable, il reste cependant accessoire : l’investissement repose toujours sur une forme de prise de risque qu’il faut pouvoir assumer financièrement.