Le métier de socio-esthéticienne, ou esthéticienne sociale, est encore relativement peu connu du grand public. Il s’agit d’apporter des soins esthétiques à des personnes en situation de fragilité, bien souvent des personnes âgées. Cette activité se trouve à mi-chemin entre le travail en service hospitalier et en service social : il permet d’apporter une aide et un soutien à des populations en difficulté, tout en luttant contre l’isolement et en contribuant à améliorer leur estime de soi. La manucure, les bains relaxants pour les pieds, les soins du visage, l’épilation ou encore le maquillage peuvent être réalisés auprès de personnes vivant en maison de retraite notamment.

Compétences nécessaires

La socio-esthéticienne doit mettre en œuvre un certain nombre de qualités pour pouvoir s’acquitter au mieux de sa fonction. Les personnes souhaitant se lancer dans cette voie doivent bien comprendre au préalable les difficultés propres au milieu social ou hospitalier, et comment travailler de concert avec le personnel soignant. Un grand sens du contact est également nécessaire pour accueillir et accompagner les patients. Enfin, une connaissance des pathologies et des règles de l’hygiène hospitalières sont indispensables pour garantir la protection des personnes. Par son statut particulier, l’esthéticienne sociale occupe un rôle unique dans la resocialisation des personnes âgées.

Formations possibles

Pour se former au métier de socio-esthéticienne, il est tout d’abord nécessaire de posséder un diplôme d’Etat en esthétique-cosmétique, qu’il s’agisse d’un Bac pro, d’un BTS ou d’un CAP. Une formation supplémentaire doit ensuite être réalisée, pour l’instant cantonnée à la région parisienne : le diplôme « Spécialisation esthétique en milieu médical » pouvant être passé à la faculté de médecine Pierre et Marie Curie à Paris. Une seule autre formation est accessible en province : le CODES (Cours d’Esthétique privé à option humanitaire et sociale) délivré par le CHRU de Tours.