Traducteur et interprète sont deux fonctions différentes. Alors que la première consiste à transposer un écrit d’une langue vers une autre, la seconde a pour objectif de traduire uniquement à l’oral. L’objectif du traducteur-interprète est de respecter au mieux l’exactitude des propos tout en restant fluide. Comment devenir traducteur-interprète ? Voici les qualités et les formations indispensables pour occuper un tel métier.

Les qualités indispensables d’un traducteur-interprète

S’il existe une grande diversité des missions de traducteur et d’interprète, certaines qualités personnelles et compétences sont incontournables. En effet, le traducteur, tout comme l’interprète, maîtrise au moins deux langues étrangères et présente une parfaite langue maternelle afin de pouvoir proposer une traduction fluide et fidèle des textes d’origine. Parmi les points forts, on retrouve notamment la rigueur, la curiosité pour approfondir ses connaissances ainsi que l’exigence. Véritablement polyvalent, ce professionnel est en mesure de s’adapter à son environnement et à la charge de travail plus ou moins importante en fonction des circonstances. Il est réactif tout en étant bien organisé. Selon le poste qu’il occupe, il sera peut-être amené à utiliser des logiciels appelés TAO (Traduction Assistée par Ordinateur) et devra donc respecter une présentation stricte de certains documents traduits.

La formation nécessaire pour occuper le poste de traducteur-interprète

Le cursus scolaire d’un interprète et d’un traducteur les conduit généralement jusqu’au Bac+5. Avant de valider un master, une licence
doit être obtenue. Deux filières sont alors envisageables : une Licence « Langue littérature et civilisation étrangère » ou « Langues étrangères appliquées ». Viennent ensuite des études en université pour obtenir un master pro en lettres ou en sciences du langage par exemple. À l’université, un large choix de spécialisations est possible qui pourra d’ailleurs faciliter l’insertion professionnelle dans un secteur d’activité en particulier. Une autre voie s’offre après la licence, celle d’entrer dans une école de traduction. Les plus connues sont l’ESIT (École Supérieure d’Interprètes et de Traducteurs), l’INALCO (Institut National des Langues et Civilisations Orientales) ou encore l’ITIRI (Institut de Traducteurs, d’Interprètes et de Relations Internationales).

Un contexte professionnel varié pour le métier de traducteur-interprète

Dans un environnement toujours plus mondialisé, les besoins en traduction ne cessent d’être en constante progression avec des agences
de traduction qui reçoivent des dizaines de CV chaque jour. Si elles recrutent peu de traducteurs en interne, c’est parce qu’elles préférèrent généralement faire appel à des traducteurs indépendants dits freelance. En tant que traducteur indépendant, une majorité de l’emploi du temps consiste à rechercher des clients. Etre indépendant permet de rester libre mais requiert beaucoup de flexibilité car le rythme de travail est irrégulier entre des périodes où les commandes affluent ou au contraire sont complètement absente. Pour être traducteur-interprète salarié, il vaut mieux se tourner vers des organismes internationaux, des maisons d’édition, des groupes à dimension internationale ou vers des entreprises dans la production audiovisuelle